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Qualisanté

Crise d’asthme : l’essentiel

  • Les signes de gravité : impossibilité de parler, cyanose des lèvres, épuisement respiratoire, troubles de la conscience.
  • Les gestes : installer en position assise, desserrer les vêtements, rechercher le bronchodilatateur habituel, encourager une respiration contrôlée.
  • Quand alerter le 15 : absence d’amélioration après 10 minutes, signes d’épuisement, cyanose qui s’aggrave.
  • La formation : la crise d’asthme fait partie du module 2 de l’AFGSU 2, consacré aux urgences potentielles.
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Une personne fait une crise d’asthme devant vous et ne peut plus parler. Que faites-vous ?

Cette question peut glacer le sang de n’importe quel professionnel non préparé. Que vous soyez infirmier libéral en visite à domicile, aide-soignant en service, chirurgien-dentiste dans votre cabinet, podologue en consultation, kinésithérapeute en séance de rééducation ou auxiliaire de puériculture en crèche, savoir réagir face à une détresse respiratoire peut faire la différence entre une issue favorable et une urgence vitale. C’est précisément ce qu’enseigne la formation AFGSU 2.

La crise d’asthme, une urgence qui ne prévient pas

L’asthme touche plus de 4 millions de personnes en France. Dans votre pratique quotidienne, vous croisez régulièrement des patients asthmatiques, parfois sans le savoir. Et puis un jour, lors d’une consultation apparemment banale, la situation bascule.

Le patient commence à présenter des difficultés respiratoires. Sa respiration devient sifflante, bruyante. Il porte la main à sa poitrine, cherche son air. Ses lèvres prennent une teinte bleutée. Il essaie de vous parler mais aucun mot ne sort, juste un souffle court et saccadé.

Pour beaucoup de professionnels non formés, c’est la panique. Le stress monte, les gestes deviennent hésitants, les secondes s’écoulent. Avec les bons réflexes, cette situation se maîtrise.

Crise d’asthme : ce que vous apprenez en AFGSU 2

Évaluer immédiatement la gravité

Reconnaître les signes de gravité est décisif. La formation vous apprend à distinguer une crise simple d’un asthme aigu grave qui met en jeu le pronostic vital : coloration de la peau, fréquence respiratoire, impossibilité de parler, position adoptée par le patient. Autant d’indicateurs à interpréter en quelques secondes.

Réaliser les gestes adaptés

Contrairement aux idées reçues, il ne suffit pas de « calmer » le patient. La conduite à tenir est précise : position assise optimale, desserrage des vêtements, encouragement à une respiration contrôlée, recherche et administration du traitement bronchodilatateur habituel, surveillance des signes vitaux.

Gérer son propre stress

Face à un patient incapable de parler, garder son calme est primordial, car l’angoisse aggrave la crise. La formation travaille cette compétence psychologique, aussi importante que les gestes techniques.

Alerter au bon moment

Savoir quand appeler le SAMU au 15 ou le 112 fait partie de la conduite à tenir. Les critères sont clairs : absence d’amélioration après 10 minutes, signes d’épuisement du patient, cyanose qui s’aggrave, troubles de la conscience. Notre article sur les numéros d’urgence détaille quoi transmettre.

Pourquoi chaque métier est concerné

Infirmier libéralEn visite à domicile, vous êtes souvent seul. Une crise peut survenir pendant un soin, déclenchée par le stress, un allergène présent au domicile ou une infection respiratoire.
Chirurgien-dentisteLe cabinet est un lieu anxiogène, et certains produits utilisés, latex ou désinfectants, peuvent être des allergènes. Voir notre article urgences en cabinet dentaire.
KinésithérapeuteL’effort physique pendant la rééducation peut provoquer un asthme d’effort, même chez des patients habituellement bien contrôlés.
PodologueMême dans une pratique apparemment sans risque, un patient peut réagir à un produit utilisé ou faire une crise liée au stress.
Auxiliaire de puéricultureLes jeunes enfants asthmatiques sont particulièrement vulnérables, et une crise chez un tout-petit qui ne peut pas s’exprimer est d’autant plus difficile à évaluer.
Aide-soignantEn service comme en EHPAD, vous êtes souvent le premier témoin. Repérer les signes précoces permet d’alerter avant l’aggravation.

Au-delà de l’asthme : une formation complète

Si la crise d’asthme est un exemple parlant, l’AFGSU 2 vous prépare à l’ensemble des situations que vous pouvez rencontrer :

En 21 heures réparties sur 3 jours, vous acquérez un socle complet. L’accent est mis sur la pratique : manipulations, mises en situation, utilisation du matériel d’urgence. Vous repartez avec des gestes ancrés, pas seulement des connaissances théoriques.

Obligation légale, mais aussi compétence valorisante

Pour de nombreux professionnels de santé, l’AFGSU 2 est une obligation réglementaire. Au-delà de cette contrainte, c’est un atout à quatre titres.

  • La sécurité de vos patients : une prise en charge optimale en cas de détresse, quel que soit votre lieu d’exercice ;
  • la confiance professionnelle : savoir que vous maîtrisez la conduite à tenir permet d’exercer plus sereinement ;
  • la valeur sur le CV : dans un secteur en tension, une attestation à jour est un critère de sélection pour de nombreux employeurs ;
  • la protection juridique : en cas d’incident, avoir suivi une formation reconnue démontre votre respect des obligations de formation continue.

Après la formation, la même scène

Imaginez-vous dans quelques mois, face à cette même situation : un patient en crise d’asthme, incapable de parler, en détresse devant vous.

Vous ne paniquez pas. Vous évaluez la gravité. Vous installez le patient en position assise. Vous recherchez son traitement habituel. Vous l’encouragez à respirer calmement tout en surveillant ses constantes. Vous savez exactement quand alerter les secours. Vos gestes sont précis, votre voix est posée. Le patient sent qu’il est entre de bonnes mains. La crise se résorbe ou, si elle s’aggrave, les secours arrivent et vous avez déjà fait le nécessaire.

La différence tient à 21 heures de formation. Le résultat, potentiellement, à une vie sauvée.

Face à une urgence, on ne réfléchit pas : on agit

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FAQ : crise d’asthme et AFGSU 2

Quels sont les signes d’une crise d’asthme grave ?

L’impossibilité de parler, une cyanose des lèvres, des signes d’épuisement respiratoire et des troubles de la conscience. Ces signes imposent l’alerte immédiate au 15.

Quelle position adopter face à une crise d’asthme ?

La position assise, jamais allongée. Elle facilite la respiration. Desserrez les vêtements et encouragez une respiration lente et contrôlée.

Peut-on administrer le traitement du patient ?

La conduite à tenir enseignée en AFGSU 2 prévoit la recherche et l’aide à la prise du bronchodilatateur habituel du patient, celui qu’il porte sur lui.

Au bout de combien de temps faut-il appeler les secours ?

En l’absence d’amélioration après 10 minutes, ou immédiatement si des signes de gravité apparaissent : cyanose, épuisement, troubles de la conscience.

La crise d’asthme est-elle au programme de l’AFGSU 2 ?

Oui, dans le module 2 consacré aux urgences potentielles, aux côtés des malaises, des traumatismes et des brûlures. La formation dure 21 heures sur 3 jours et reste valable 4 ans.

Pour aller plus loin

Sources et références

Article rédigé par QualiSanté Formation, organisme de formation certifié Qualiopi, conventionné par le CESU. Dernière mise à jour : 23 août 2026.

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