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Qualisanté

Mise à jour du 3 août 2026

Quels sont les 7 types de maltraitance ? La réponse en bref. La HAS reconnaît 7 types de maltraitance : physique, sexuelle, psychologique, matérielle et financière, les négligences, abandons et privations, les discriminations, et l’exposition à un environnement violent. La maltraitance institutionnelle, elle, traverse tous ces types : c’est l’organisation elle-même qui les rend possibles. Une même situation peut combiner plusieurs types simultanément — c’est ce qui rend leur repérage complexe, et la formation des équipes indispensable.

La maltraitance envers les personnes vulnérables est un risque majeur : les professionnels du secteur médico-social doivent savoir la reconnaître et la signaler. Selon la Haute Autorité de santé, il y a maltraitance quand une attitude, une parole, un geste ou un défaut d’action appropriée survient dans une relation où il devrait y avoir de la confiance. Une telle situation peut être unique ou se répéter, et elle cause — volontairement ou non — du tort ou de la détresse à la personne. Comprendre quels sont les 7 types de maltraitance est la première étape pour exercer dans le respect de la dignité des personnes accueillies et développer une véritable culture de bientraitance dans son établissement.

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Quels sont les 7 types de maltraitance reconnus par la HAS ?

La HAS identifie sept formes distinctes de maltraitance. Une même situation peut combiner plusieurs types simultanément, ce qui rend leur repérage d’autant plus complexe. Voici chacun d’entre eux.

1. La maltraitance physique

Elle regroupe tous les gestes, attitudes ou absences d’action nuisant à l’intégrité physique de la personne : bousculades, brutalités, contention abusive, administration inadéquate de médicaments, privation de conditions de confort ou de sécurité, négligence dans l’alimentation ou l’hygiène. Certains signes peuvent ressembler à des problèmes de santé courants — dans le doute, il est essentiel d’interroger et d’observer.

2. La maltraitance psychologique

Il s’agit du type le plus fréquent et le moins visible. Elle englobe les humiliations, le chantage affectif, les menaces, l’infantilisation, les propos discriminatoires ou encore l’indifférence. Elle accompagne souvent d’autres formes de maltraitance et peut avoir des conséquences graves sur la santé mentale des personnes accueillies.

3. La maltraitance sexuelle

Elle comprend tout geste, parole ou attitude à caractère sexuel non consenti : propos suggestifs, comportements exhibitionnistes, agressions sexuelles, privation d’intimité ou déni de la sexualité de la personne. Les troubles cognitifs peuvent parfois générer des comportements de désinhibition qu’il convient d’encadrer avec discernement.

4. La maltraitance matérielle et financière

Ce type de maltraitance des personnes vulnérables consiste à utiliser de façon illégale ou malhonnête les biens ou documents d’une personne : détournement de fonds, pression pour modifier un testament, transactions bancaires non consenties, usurpation d’identité. Contrairement à la fraude classique, elle est exercée par une personne en lien de confiance avec la victime.

5. Les négligences, abandons et privations

Elles correspondent à des besoins essentiels non assurés : sommeil, alimentation, hydratation, hygiène de base. Ces situations peuvent résulter d’une surcharge de travail, d’effectifs insuffisants ou d’une organisation défaillante — ce qui nous amène directement au type suivant.

6. Les discriminations

Elles englobent l’âgisme (discrimination fondée sur l’âge), le refus d’accès à des soins, le non-respect de la liberté d’aller et venir, de pratiquer sa religion ou d’exprimer son orientation sexuelle. Quel que soit son degré d’incapacité, toute personne conserve pleinement ses droits fondamentaux.

7. L’exposition à un environnement violent

Reconnue par la définition légale de la maltraitance, elle vise le fait, pour une personne vulnérable, d’évoluer dans un climat de violence — être témoin de violences entre résidents, subir un environnement de tensions permanentes, vivre dans un lieu où la violence est banalisée. Un environnement violent maltraite aussi ceux qui y assistent sans en être directement la cible.

Pourquoi trouve-t-on plusieurs listes des 7 types de maltraitance ?

En cherchant quels sont les 7 types de maltraitance, vous croiserez des listes différentes selon les sources — et ce n’est pas une erreur : plusieurs typologies coexistent. La classification québécoise, très diffusée sur le web francophone, retient la maltraitance organisationnelle comme type à part entière et regroupe violation des droits et âgisme. La classification française, issue de la définition légale de 2022 et reprise par la HAS, retient les discriminations et l’exposition à un environnement violent, et traite la dimension institutionnelle comme transversale. Pour vos pratiques et votre évaluation, c’est la typologie française — celle présentée ci-dessus — qui fait référence.

Et la maltraitance institutionnelle ? La HAS la traite à part, car elle traverse les sept types : elle survient lorsqu’une organisation — publique, privée ou associative — crée ou tolère des pratiques nuisant au bien-être des personnes. Exclusion des usagers des décisions les concernant, soins inadaptés, manque de formation du personnel, pratiques managériales inadéquates : souvent systémique et invisible, elle s’installe sans que les professionnels s’en rendent compte. C’est le mode de gestion qui rend la maltraitance possible — et c’est pourquoi la prévention passe par l’organisation autant que par les postures individuelles.

Comment reconnaître une situation de maltraitance ?

Savoir quels sont les 7 types de maltraitance ne suffit pas : encore faut-il les repérer sur le terrain. Toute personne peut être en situation de vulnérabilité lors de son parcours de vie ou de santé : être vulnérable, c’est être en incapacité de se défendre efficacement ou de faire valoir ses droits — vigilance particulière pour les situations de précarité, de handicap, de grand âge, d’isolement ou de cumul. Le repérage précoce est un pilier de la prévention maltraitance — notre article sur la gestion des signaux de maltraitance en établissement détaille le circuit complet. Plusieurs signaux doivent alerter les professionnels.

Côté personne accueillie : modification du comportement (repli, agitation, tristesse, peur), douleurs inexpliquées ou dégradation physique soudaine, besoins essentiels manifestement non couverts, changements dans les demandes ou silences inhabituels.

Côté équipe : dégradation de la qualité de vie au travail (burn-out, conflits, tensions), tensions liées aux effectifs réduits ou à l’encadrement défaillant, absence de personnes référentes identifiées en cas de problème, silence de l’établissement face aux difficultés signalées.

La HAS recommande d’anticiper les « moments sensibles » : accueil, sortie, situations d’urgence, retour d’hospitalisation, annonce d’une mauvaise nouvelle, accompagnement en fin de vie — et de prévoir l’organisation en cas de tensions d’effectif : transmissions, week-ends, nuits, congés, transitions, périodes festives. Ces moments sont des fenêtres de vulnérabilité accrue.

Quelles sont les obligations des professionnels ?

Tout professionnel intervenant auprès de personnes vulnérables dans un établissement médico-social a des obligations légales et éthiques claires : signaler toute situation constatée ou suspectée (en interne et si nécessaire en externe), protéger la personne en renforçant la surveillance, informer la personne et ses proches aidants de leurs droits — dignité, intimité, consentement, liberté d’aller et venir, numéro national 3133 (qui remplace le 3977 depuis 2026) —, s’assurer du consentement pour tout acte ou service, analyser ses propres pratiques et participer aux retours d’expérience collectifs, et se former régulièrement.

La culture du signalement — interne comme externe — doit être encouragée à tous les niveaux de l’établissement. Le silence institutionnel est lui-même un facteur de risque.

Nouveau depuis 2026 : le 3133, numéro national unique de signalement. Gratuit, ouvert de 9 h à 20 h, 7 jours sur 7, en métropole comme dans les DROM, il remplace le 3977 et s’accompagne d’un formulaire en ligne. Toute personne peut appeler — victime, proche, voisin, professionnel témoin ou simplement inquiet, même en cas de doute. Un professionnel formé écoute, analyse et oriente ; si des faits de maltraitance sont caractérisés, le signalement est transmis aux autorités compétentes (ARS, conseil départemental, DDETS). Le service est accessible aux personnes sourdes ou malentendantes. En cas de danger grave et imminent : 17, 18, 15, 112, ou 114 par SMS.

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Comment prévenir la maltraitance en établissement médico-social ?

La prévention maltraitance repose sur une approche globale articulant bientraitance, qualité des soins et qualité de vie au travail. La formation bientraitance reste la clé — QualiSanté vous forme dans vos locaux.

1Placer la personne au cœur du projetRecueillir les besoins et attentes de chaque résident avec les proches aidants, actualiser le projet personnalisé avec des objectifs mesurables — réellement suivi, réévalué et tracé —, favoriser l’autodétermination et adapter la communication aux capacités de la personne.
2Instaurer une culture de bientraitanceTemps d’échange et supervision, valorisation des professionnels qui questionnent leurs pratiques, approche éthique des situations complexes, association des bénévoles et représentants des usagers.
3Former les professionnelsSavoir quels sont les 7 types de maltraitance, adopter les bonnes postures, détecter les signaux faibles et prendre en charge les situations de crise sans rupture de qualité des soins.
4Agir sur l’organisation et le managementEffectifs adaptés y compris nuits, week-ends et congés, directives claires, référents identifiés et suivi des indicateurs de qualité de vie au travail.

FAQ : les 7 types de maltraitance

Quels sont les 7 types de maltraitance selon la HAS ?

Physique, sexuelle, psychologique, matérielle et financière, négligences/abandons/privations, discriminations, et exposition à un environnement violent. La maltraitance institutionnelle traverse ces sept types. Une même situation peut en combiner plusieurs simultanément.

Quel est le type de maltraitance le plus fréquent ?

La maltraitance psychologique — c’est aussi la moins visible. Humiliations, infantilisation, chantage affectif ou indifférence accompagnent souvent les autres formes et laissent des traces durables sur la santé mentale.

Comment reconnaître quels sont les 7 types de maltraitance en présence ?

Côté personne : changements de comportement (repli, peur), dégradation physique inexpliquée, besoins essentiels non couverts. Côté équipe : tensions, épuisement, silence institutionnel. Vigilance accrue lors des moments de transition — accueil, retour d’hospitalisation, fin de vie.

Qu’est-ce que la maltraitance institutionnelle ?

Celle qui naît de l’organisation elle-même : soins inadaptés, exclusion des usagers des décisions, manque de formation, pratiques managériales inadéquates. Souvent systémique et invisible, elle s’installe sans intention de nuire.

Quelles sont les obligations des professionnels ?

Signaler les situations constatées ou suspectées, protéger la personne, respecter ses droits fondamentaux, s’assurer de son consentement et se former en continu. Le numéro national de signalement est le 3133, qui remplace le 3977 depuis 2026.

Comment prévenir la maltraitance en établissement ?

Trois piliers : placer la personne au centre (projet personnalisé, autodétermination), instaurer une culture de bientraitance dans l’équipe, et former régulièrement les professionnels au repérage et au signalement.

Conclusion : la bientraitance, une démarche continue

Comprendre quels sont les 7 types de maltraitance est indispensable, mais insuffisant. La vraie prévention repose sur une transformation culturelle profonde au sein de chaque établissement médico-social : celle qui place la dignité, l’autonomie et le bien-être de chaque personne accueillie au cœur de toutes les pratiques professionnelles.

La bientraitance n’est pas l’absence de maltraitance — c’est une démarche active, continue, qui engage chaque professionnel, chaque encadrant et chaque organisation dans une amélioration permanente de la qualité des soins et de l’accompagnement des personnes vulnérables.

Passez à l’action : formez vos professionnels

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Quiz : savez-vous reconnaître les 7 types de maltraitance ?

Huit situations, comme dans le module national de formation à la bientraitance. À la validation, chaque question affiche sa correction et les éléments de réponse officiels.

Situation 1. Un professionnel intimide et humilie régulièrement une résidente devant les autres.

Situation 2. Une personne âgée est privée d’accès à ses comptes bancaires par un proche.

Situation 3. Un résident est régulièrement laissé sous contention sans prescription réévaluée.

Situation 4. Une personne se voit refuser l’accès à des soins en raison de son âge et de sa perte d’autonomie.

Situation 5. Des sonnettes restent sans réponse et des aides à la toilette sont régulièrement sautées faute de temps.

Situation 6. Un résident assiste de façon répétée à des violences entre deux autres résidents, sans réaction organisée de l’établissement.

Situation 7. Un intervenant tient des propos et des gestes à caractère sexuel non consentis à une personne accompagnée.

Situation 8. Une personne est en situation de vulnérabilité lorsqu’elle ne peut pas se défendre, faire cesser une maltraitance ou faire valoir ses droits. Quels facteurs peuvent y contribuer ?

Pour aller plus loin

Article rédigé par QualiSanté Formation — Organisme de formation certifié Qualiopi. Dernière mise à jour : 3 août 2026.

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