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Qualisanté

L’essentiel

  • Le 3 décembre : Journée internationale des personnes handicapées, portée par l’ONU.
  • Le thème 2025 : favoriser des sociétés inclusives pour stimuler le progrès social.
  • Le lien avec le terrain : dans les ESSMS, l’inclusion se joue dans les gestes quotidiens, c’est-à-dire dans la bientraitance.
  • Le levier concret : former les équipes à repérer les situations à risque et à ancrer une culture de la bientraitance.
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En intra dans votre établissement · Secteur social, médico-social et sanitaire

Chaque année, le 3 décembre marque un rendez-vous essentiel : la Journée internationale des personnes handicapées. Plus qu’une date symbolique, c’est un moment de lucidité et d’engagement, où l’on regarde la société telle qu’elle est, et telle qu’elle doit devenir.

Pour 2025, l’ONU a retenu un thème qui sonne comme une promesse et un impératif : favoriser des sociétés inclusives pour les personnes handicapées afin de stimuler le progrès social. Un message direct, qui rappelle que sans inclusion, il ne peut y avoir ni justice sociale, ni développement durable, ni progrès collectif.

Le handicap : une réalité multiple, souvent invisible

Le handicap ne se résume pas à ce que l’on voit. Il peut se dire, parfois se deviner, souvent rester invisible. D’un fauteuil roulant aux troubles neurodéveloppementaux, d’une déficience visuelle à une douleur chronique, d’un trouble du spectre de l’autisme à une maladie psychique, la diversité est immense.

Et pourtant, un point commun demeure : la persistance d’obstacles qui entravent la pleine participation à la vie sociale. Dans toutes les régions du monde, les constats se répètent :

  • une probabilité plus élevée de vivre dans la pauvreté ;
  • une discrimination persistante à l’emploi ;
  • des protections sociales inégales ;
  • des barrières culturelles et institutionnelles qui limitent l’autonomie, la dignité et la capacité d’agir.

Ce ne sont pas seulement des statistiques. Ce sont des vies, des parcours, des familles.

Une inclusion encore fragile, malgré des décennies d’avancées

Depuis la Convention relative aux droits des personnes handicapées de 2006, la communauté internationale a posé les bases d’un engagement solide. Depuis 2019, la Stratégie des Nations unies pour l’inclusion du handicap a inscrit ce sujet au cœur même du fonctionnement de l’ONU.

En 2025, le sixième rapport du Secrétaire général dresse un tableau contrasté : des progrès tangibles, mais un chemin encore long pour atteindre une société réellement inclusive. La conclusion est claire : l’inclusion n’est pas un supplément d’âme, c’est une condition du progrès social.

Dans les ESSMS, l’inclusion s’appelle bientraitance

Ce combat mondial trouve un écho très concret dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux. Chaque jour, les équipes composent avec la réalité de la diversité humaine, accompagnent les fragilités et soutiennent les parcours de vie. C’est là que l’inclusion cesse d’être un concept pour devenir une pratique, une attitude, une culture.

Cette culture porte un nom dans le secteur : la bientraitance. Elle ne se décrète pas, elle se construit dans les gestes quotidiens : la manière de frapper avant d’entrer, de laisser le choix, d’expliquer avant d’agir, de respecter l’intimité, de prendre le temps d’écouter une personne qui s’exprime difficilement.

Repérer les situations à risqueLa maltraitance est rarement intentionnelle. Elle naît souvent de l’épuisement, du manque de temps, de l’habitude. Savoir la repérer chez soi et chez les autres est la première compétence.
Adapter la communicationHandicap cognitif, troubles du langage, autisme : accompagner sans infantiliser suppose des techniques concrètes, qui s’apprennent.
Faire vivre la démarche collectivementUne politique de bientraitance qui repose sur quelques professionnels motivés ne tient pas. Elle doit être portée par l’équipe et outillée par la direction.

Ce que l’évaluation HAS met en valeur

Le référentiel d’évaluation des ESSMS consacre plusieurs critères à ces sujets : le respect de l’intimité et de la dignité, la lutte contre la maltraitance, le recueil du consentement, la participation de la personne accompagnée à son projet. Ces exigences se retrouvent aussi côté sanitaire, où la lutte contre la maltraitance est un critère impératif de la certification.

Contrairement à une idée répandue, l’évaluation n’est pas une sanction. C’est un levier d’amélioration, un miroir, une reconnaissance. Un moyen de dire aux équipes : votre travail compte, il fait la différence. Encore faut-il pouvoir en apporter la preuve, et cela suppose des professionnels formés.

À noter : une équipe formée à la bientraitance sait non seulement mieux accompagner, mais aussi mieux documenter ses pratiques. C’est un atout direct le jour de la visite d’évaluation.

L’inclusion, un horizon commun

La Journée internationale des personnes handicapées rappelle une évidence simple : on ne construit pas une société durable sans chacun de ses membres. L’inclusion ne relève pas de la bonne volonté mais de la responsabilité collective. Elle s’incarne dans les lois et les politiques publiques, mais surtout dans les pratiques quotidiennes, les gestes professionnels et le regard porté sur l’autre.

Dans les ESSMS, cette responsabilité est vécue chaque jour. La soutenir, c’est valoriser les initiatives, renforcer la qualité, accompagner les équipes et faire de l’inclusion une réalité concrète et durable.

Former vos équipes à la bientraitance

QualiSanté Formation, organisme certifié Qualiopi, intervient dans votre établissement pour ancrer une culture de la bientraitance et outiller la prévention de la maltraitance. Devis sous 48 h.

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FAQ : handicap, inclusion et bientraitance

Quand a lieu la Journée internationale des personnes handicapées ?

Le 3 décembre de chaque année, à l’initiative de l’Organisation des Nations unies.

Quel est le thème retenu pour 2025 ?

Favoriser des sociétés inclusives pour les personnes handicapées afin de stimuler le progrès social.

Quel lien entre inclusion et bientraitance ?

L’inclusion est l’objectif, la bientraitance en est la traduction quotidienne dans l’accompagnement : respecter le choix, l’intimité et la parole de la personne, quelles que soient ses difficultés d’expression.

La bientraitance est-elle évaluée lors de la visite HAS ?

Oui. Le référentiel ESSMS consacre plusieurs critères au respect de la dignité, à la lutte contre la maltraitance et à la participation de la personne accompagnée. Côté sanitaire, la lutte contre la maltraitance est un critère impératif.

Comment former une équipe à la bientraitance ?

Par une formation en intra, dans votre établissement, construite à partir de vos situations réelles. Le détail du programme est sur notre page formation bientraitance.

Pour aller plus loin

Sources et références

Article rédigé par QualiSanté Formation, organisme de formation certifié Qualiopi. Dernière mise à jour : 23 août 2026.

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